PEIGNES ET COIFFURES

Les parures de têtes sont indissolublement liées à la chevelure.

Celle-ci  est essentielle.

Porteuse de fantasmes, objet de séduction, d'érotisme, elle transmet sa sensualité à l'objet qui la touche. De ce fait, les peignes ont souvent été offerts aux femmes comme gage d'amour.

Les cheveux évoquent comme pour Samson, la force et le rayonnement de la personne.

Ils sont une des rares parties du corps que l'on peut donner (les tresses des ex-voto, les mèches des enfants que l'on garde en souvenir ou que les soldats donnaient autrefois à leur mère, avant de partir à la guerre).

Attributs spirituels, les cheveux sont souvent sacrifiés en signe de renoncement au monde. Pour des raisons également religieuses, les Sikks (originaires du Penjab) ne les coupent jamais de leur vie . Ils les maintiennent sous leur turban au moyen d'un petit peigne de bois très spécial.

Les ornements que l'on choisit d'y placer sont donc très importants et la forme du peigne s'accorde à la coiffure.

Notre propos n'est pas ici de faire une histoire de la coiffure (voir pour cela la bibliographie), mais d'associer des pièces de cette collection à des images de l'époque où ces parures étaient portées.

C'est grâce à l'avènement de la photographie, courant XIXe , que l'on peut recueillir de nombreux documents sur ces usages. Les photos cartonnées de cette époque ont bien résisté au temps et constituent de précieux témoignages. Les siècles précédents ne peuvent offrir que peintures ou croquis.

Images: 
Cheveux longs, 1970
Cheveux longs, 1870
Peigne indien, argent bois. 1970
Porté par une Indienne de nos jours
Parure japonaise, 1980
Porté par une geisha.
Peigne à mantille. Espagne, 1950
Porté par une Espagnole en 1960
Fibres tressées. Guinée. 1970.
Porté par un Guinéen. (Photo Bernatzik) 1920
Peigne en celluloïd, 1920-30
Porté par une Anglaise, même époque